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Histoire et singularité du Théâtre Les Tanneurs

 

Le bâtiment dans lequel est logé le Théâtre Les Tanneurs se présente comme une mosaïque de plusieurs bâtiments qui ont eu différentes fonctions et qui ont été modifiés de façon individuelle au fil des siècles. C’est un bâtiment au passé industriel, comme nombre de bâtiments dans le quartier.

 

En 1984, Philippe Van Kessel et son équipe investissent les lieux du futur Atelier Sainte Anne. Le lieu sert pour les locaux administratifs ainsi que pour le restaurant, Le Petit Chien, qui devient le rendez-vous de nombre d’artistes.

Deux ans plus tard, une salle polyvalente pour le théâtre, les expositions… sera réalisé.

 

En 1989, sous la nouvelle direction de Serge Rangoni, l’Atelier Sainte Anne commence une autre histoire qui associe théâtre, danse, arts visuels, expositions et rencontres dans un souci de promotion de la jeune création belge.

 

Après une rénovation importante de l’Atelier, Geneviève Druet prend, en 1999, la direction du lieu qui devient le Théâtre Les Tanneurs. La nouvelle équipe y développe une politique artistique exigeante, centrée sur le théâtre et la danse, avec le souci constant d’y créer un espace de rencontre véritable entre scène et salle, artistes et public. Le théâtre offre aux artistes un espace de liberté en les accompagnant durant 4 années, ou davantage, dans leur parcours créatif (résidences et compagnonnages).

 

Dans la continuité, Xavier Lukomski, nommé en 2005, et l'actuel directeur et metteur en scène David Strosberg ont porté leurs choix sur des artistes en recherche de formes nouvelles, esthétiques mais aussi de rapports au public. En ce sens, le théâtre développe des activités destinées à véhiculer l’idée d’un lieu ouvert. Comme l’est aussi l’accessibilité : accessibilité de la rencontre, accessibilité de la démarche, concrétisée par la pratique de prix démocratiques.

 

Depuis son ouverture, le théâtre s’implique particulièrement dans la vie sociale et éducative de ses habitants en proposant les Projets-Quartier. Sur base d’une volonté d’ouvrir aux Marolliens, non seulement les portes de la salle, mais aussi celles de la scène, sept Projets-Quartier ont déjà vu le jour : Le Grand Bal des Marolles, Tout le monde s'appelle Martine, Valse de familles, Les hommes quand même titre provisoire, Louis et nous et We can be heroes sur la Place du Jeu de Balle les 3 et 4 juin 2011. Cette saison, Personne(s), le Projet-Quartier est initié par Thierry Thieû Niang avec des enfants, des adolescents et des séniors du quartier des Marolles.