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I would prefer not to

Selma Alaoui / Mariedl asbl

 

© Fabienne Cresens


La mélancolie à l'épreuve du rire

Véritable exercice de voltige dramaturgique, ce spectacle formidablement interprété nous entraîne dans une lente progression du désenchantement menant au fameux I would prefer not to (Je préférerais ne pas…) d'un Byron/Bartleby se recroquevillant sur lui-même. Un travail captivant, féroce, émouvant, jouissant en plus d'un remarquable écrin scénographique. A l'issue des deux heures de spectacle, nous pensions le plus sérieusement du monde qu'une heure à peine s'était écoulée. Rarissime.

 

Jean-Marie Wynants, Le Soir, 28/02/2011

 

Sacrée humeur

Les époques se bousculent, les références se télescopent - picturales, cinématographiques, musicales, littéraires - avec brio. Et humour, toujours, à la faveur d’un sens certain du décalage. Parfois accentuées, les voix fusent ou se faufilent. La comédie franche, et franchement désopilante, se craquelle par moments, laissant entrevoir de purs pans de noirceur.

Douleur et drôlerie riment dans ce spectacle ciselé entre extravagance et intimité par une jeune artiste qui, à travers des tonalités multiples, invente un ton - singulier.

 

Marie Baudet, La Libre Belgique, 24/02/2011

 

 

Ce spectacle qui passe, mine de rien, du XIXè au XXIè siècle, doit aussi sa belle cohérence aux talents conjugués de Frédérique de Montblanc, dont l’intelligente scénographie permet le passage en douceur d’un siècle à l’autre, par déplacements progressifs, à vue, d’un décor tour à tour pictural et forestier, avec un clin d’œil, en trompe l’œil, à l’écologie !

Et de Selma Alaoui, pour sa judicieuse adaptation de textes, son excellente direction d’acteurs sa mise en scène cohérente d’un objet théâtral risqué et réussi.

Un des très beaux spectacles de cette saison, un travail d’équipe ambitieux et fascinant.

 

Christian Jade, 1/03/2011, rtbf.be

 

 

Entrez dans le vagabondage malheureux des âmes perdues…Du château romantique au bureau arôme cocaïne, profitez de la décadence géniale de six personnages en quête d’existence, de six créations mentales aussi utopiques que cauchemardesques. Traversez les siècles entre rire et angoisse, pour admirer la prouesse artistique d’une mise en scène délicieusement provocante, avec acteurs assurément excellents.

L’écriture de plateau est superbe, la construction psychologique sans faille. Un sans faute.

 

Julie Lemaire, ruedutheatre.eu, 25/02/2011