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auborddugouffre création

D’après le roman Au bord du gouffre de David Wojnarowicz

Lucille Calmel / when i'm good i'm very good but when i'm bad i'm better

15 > 19.03.2011 – 20h30

 

 

Personne n’est jamais prêt pour lire Au bord du gouffre. Il faut se lancer. Se jeter. Faire le saut dans le vide. Saisir le mouvement et s’accrocher aux mots d’une écriture faite de blocs disparates et entremêlés qui se joue des souvenirs, du fantasme et des chimères. Il faut aussi se plonger dans le New York des années 80 où se jouent la liberté, l'abandon de soi et l'appartenance voulue, acceptée ou subie. Et les amours particulières avec en arrière fond l’épidémie du sida. Une telle errance ne peut que heurter le politique car chaque mouvement du corps est aussi mouvement de la pensée. David Wojnarowicz fait acte, acte politique libérateur et rompt avec la norme sociale pour mieux la mettre en exergue. Il reconquiert ainsi les espaces auxquels il n'avait pas accès. Il ouvre une brèche pour être dans son propre mouvement et l'habiter.

Aujourd’hui, Lucille Calmel s’approprie ce roman : son écriture et celle de l’écrivain new-yorkais sont comme un long travelling à plusieurs mains. Elle opère une re-composition des textes dans lesquels le corps de l'acteur devient un morceau du monde proche de notre environnement. Chacun de ses mouvements est travaillé par le biais de technologies numériques (agencements audio-visuels) comme si de nouveaux dispositifs de fiction brisaient la narration et enclenchaient une autre perception du réel. Les textes sont utilisés à la manière d’une « typographie vivante » : ils sont projetés sur scène grâce à des captations de mouvements via des caméras et des capteurs embarqués sur le corps des acteurs. L’écriture est en mouvement. Dans auborddugouffre, la performeuse Lucille Calmel agit sur les connexions et dérives possibles entre littérature, documentaire et paysages sonores à travers le voyage, la poésie et le désir…

 

 

Mise en scène, adaptation textuelle : Lucille Calmel

Avec : Sébastien Lenthéric, Mathias Varenne

Scénographie performative : Gaëtan Rusquet

Assistante scénographie/plateau : Octavie Piéron

Conseil artistique : Mathias Beyler

Conseil en interactivité : Thierry Coduys

Artiste-programmeur : Philippe Boisnard

Créateur sonore : Jean-François Blanquet

Assistante dramaturgie : Judith Ribardière

Traduction : Laurence Viallet aux Editions Désordres - Le Serpent à plumes

Graphisme : Axelle Carruzzo

Photo : Sébastien Devaux

Production et diffusion : Sylvia Botella


Une création de when i’m good i’m very good but when i’m bad i’m better en coproduction avec le Théâtre Les Tanneurs.

Production France : U-StructureNouvelle (Fr)

Avec l’aide à la création du Conseil de l’Aide aux Projets Théâtraux / Service général des Arts de la scène et à la production de la Commission des arts numériques, Ministère de la Communauté française de Belgique.

Avec le soutien de l'Agence Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse, La Bellone, Maison du Spectacle dans le cadre du Cycle des Monstrations, manège.mons/CECN, Centre des Arts Scéniques, Centre National des Écritures du Spectacle - La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, Montévidéo - créations contemporaines, théâtre, musique, écriture et Smartbe.

Bourse résidence d’auteur 2010 - Communauté française - service de promotion des Lettres avec l’aide de WBT/D.

Lauréate du programme « CulturesFrance Hors les Murs » 2010 aux Etats-Unis.

Avec l’aimable collaboration de Cindy Carr, Sylvere Lotringer, Tom Rauffenbart, Marion Scemama, Laurence Viallet, la Fales Library et PPOW Gallery à New York.

 

http://auborddugouffre.blogspot.com

 

 

 

© Photo: Sébastien Devaux